Tuesday, September 30, 2008

Jacques Attali en faussaire de l’histoire (2)


Le 15 septembre, dans son bulletin Faits et documents, Emmanuel Ratier annonçait : « A partir du 15 septembre, pour quinze représentations, sera présenté Du cristal à la fumée, une pièce de Daniel Mesguisch sur un texte de Jacques Attali, censée retracer une réunion secrète du 12 novembre 1938, trois jours après la ‘Nuit de cristal’, où aurait été décidée par les dignitaires nationaux-socialistes la ‘solution finale’. Une date jusqu’alors quasi-inconnue des historiens. Pour l’ancien conseiller privé de François Mitterrand, ‘il s’agit de l’une des réunions politiques les plus importantes du XXe siècle, celle où des salauds prennent la pire décision qui soit’ ».

Le 17 septembre, le magazine Point de vue (« élu meilleur magazine people de l’année ») publie un entretien du même Jacques Attali sous le titre « Dans les coulisses de l’histoire » (p. 56, 58). Notre homme y déclare notamment : « Cela fait sept ans que je travaille [à cette pièce] […]. Je peux affirmer que 90% de ce qui est dans Du cristal à la fumée a été dit ce jour-là. Même s’il s’agit d’une reconstitution, je pense que je suis au plus près de la vérité. […] Il y a d’abord la volonté de faire partir les Juifs. Puis il y a l’incident de la Nuit de cristal. En découle une réunion folle où tout dérape. Où les principaux dirigeants nazis qui se détestent et dont on voit très bien ici le tiraillement qui existe entre eux se rendent compte que la seule solution est de les exterminer [les Juifs]. Même s’il n’y a pas de plan explicite. » La suite de l’entretien nous montre en J. Attali un homme ivre de suffisance, un Pic de la Mirandole (« en toutes sciences connues et en quelques autres encore »), doté, au surplus, d’un cœur pluridimensionnel. Il nous annonce qu’il publiera bientôt un Dictionnaire amoureux du judaïsme. Il nous rappelle qu’il a écrit « 45 livres qui ont été publiés en 30 langues [et] créé quatre institutions internationales ». Il se targue d’une immense modestie : « D’abord, j’ai un sentiment de grandes imperfections dans ce que je fais. Il y a des choses dans lesquelles je suis très, très mauvais ».

Ce même 17 septembre, dans un message adressé à mes correspondants sur Internet, j’ai signalé l’existence de cet entretien et, en guise de commentaire, j’ai précisé que J. Attali « bat tous les records de nos holocausticiens » en fixant au 12 novembre 1938 la date où les autorités du IIIe Reich auraient décidé d’exterminer les juifs d’Europe. J’ai ajouté : « Aucun [de ces ‘holocausticiens’], même dans les supputations les plus fantaisistes, n’a imaginé une date aussi précoce. La Nuit de cristal est celle du 9 au 10 novembre 1938 ; elle a été provoquée par l’annonce de la mort d’Ernst vom Rath [conseiller à l’ambassade d’Allemagne à Paris], révolvérisé par Herschel Grynspan le 7 novembre. »

Le 18 septembre, aux mêmes correspondants, j’envoie un communiqué intitulé « Attali en faussaire de l’histoire » où j’écris:

Au Théâtre du Rond-Point, à Paris, se donne actuellement la pièce de Jacques Attali, Du cristal à la fumée (comprenez qu’il s’agit, dans l’esprit de son auteur, du sort des juifs depuis la Nuit de Cristal, le 12 novembre 1938, jusqu’à la fumée des fours crématoires d’Auschwitz). Alors que les historiens de « l’Holocauste », poussés dans leurs retranchements par l’offensive révisionniste, ont fini par reconnaître (après le premier d’entre eux, Raul Hilberg) qu’il n’existe aucune preuve attestant de ce que le IIIe Reich aurait décidé d’exterminer les juifs et alors que, dans les faits, seule a été recherchée « une solution finale TERRITORIALE de la question juive », J. Attali se vante d’avoir, lui, trouvé une telle preuve. Il l’a trouvée, dit-il, dans le « verbatim » du conseil des ministres présidé par le Maréchal Goering à la suite de la Nuit de Cristal. Pur mensonge. J. Attali a mis dans la bouche de Goering une phrase que ce dernier n’a jamais prononcée. Cette phrase, le faussaire Attali l’a fabriquée.

Le 18 septembre 2008, sur les ondes d’Europe 1, Jean-Pierre Elkabbach a interrogé notre homme sur sa pièce. Il l’a d’abord fait en évoquant l’horreur nazie, mais, à un moment donné, on a pu entendre l’échange suivant :

J.-P. Elkabbach : [Goering a dit :] ‘Je n’aimerais pas être juif en Allemagne en ce moment. Aucun document ne doit établir que nous avons parlé entre nous de l’élimination des juifs’. Est-ce que, vraiment, c’est dans le texte ?

J. Attali : La phrase ‘Je n’aimerais pas être juif en Allemagne en ce moment’ est dans le verbatim que j’ai retrouvé.

Autrement dit, la phrase « Aucun document ne doit établir que nous avons parlé entre nous de l’élimination des juifs », phrase qui aurait pu servir d’élément de preuve à l’appui de la thèse selon laquelle les autorités du IIIe Reich ont un jour décidé l’élimination physique des juifs, n’est qu’une invention de J. Attali.

Le 20 septembre, fidèle à ses habitudes en la matière, Le Monde énonce un froid mensonge. Rendant compte de la pièce, il nous parle d’« une réunion où s’invente ‘la solution finale’ » et il nous vante « un texte dense, documenté, effrayant. Evidemment nécessaire » (Olivier Schmitt, « Déjeuner avec Jacques Attali », Le Monde 2, p. 66).

Le 21 septembre, Le Monde tend à récidiver dans le mensonge et cela sous la plume d’une journaliste, Brigitte Salino, à laquelle j’avais pourtant personnellement envoyé, le 19 septembre à 18h33, copie de mon texte du 18 septembre. La journaliste écrit : « De ‘comment neutraliser les juifs ?’, le noyau dur des proches d’Hitler en vient à ‘comment les exterminer ?’ C’est ainsi, selon Jacques Attali, que ‘la solution finale’ est abordée pour la première fois, bien avant la conférence de Wannsee, le 20 janvier 1942, date à laquelle la décision a été réellement prise. » La timide restriction contenue dans les mots « selon Jacques Attali » s’efface au profit de l’affirmation mensongère d’après laquelle la décision d’exterminer les juifs aurait été réellement prise à Berlin-Wannsee le 20 janvier 1942. Il faut n’avoir pas lu ce qu’on appelle communément le « procès-verbal » de ladite réunion pour redonner vie à ce vieux serpent de mer. Agacé par cette idée reçue, Yehuda Bauer, professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem, avait, lui, déclaré en 1992 : « Le public répète encore continuellement la sotte histoire (the silly story) selon laquelle l’extermination des juifs a été décidée à Wannsee » (communiqué de la Jewish Telegraphic Agency reproduit dans The Canadian Jewish News, 30 janvier 1992).

Le coup de grâce ?

Enfin, le 27 septembre, Rue 89, « site d’information et de débat sur l’actualité » [http://www.rue89.com/2008/09/27/theatre-attali-prend-des-libertes-avec-lhistoire-du-nazisme] publie un article de Judith Sibony, où il est dit que la pièce de J. Attali « indigne les historiens spécialistes de la Shoah ». On y lit :

Depuis sa création le 12 septembre, et jusqu’à la dernière ce dimanche, la « pièce » de Jacques Attali, Du cristal à la fumée éditée chez Fayard et présentée au Théâtre du Rond Point (Paris) aura affiché complet tous les soirs. Il faut dire que son auteur y promet rien moins qu’une révélation historique sur l’origine de la Shoah. Vaste programme, qui mérite qu’on s’y penche de près. – Jadis conseiller de Mitterrand, aujourd’hui expert économique pour Sarkozy, auteur d’une cinquantaine de livres en tous genres (dont une Histoire du temps qui l’a fait condamner pour plagiat), le très médiatique président de PlaNet Finance [] vient donc d’endosser un nouveau rôle : celui d’historien dramaturge. – Ainsi, sa pièce revient-elle sur une réunion nazie organisée deux jours après le pogrom antisémite de la Nuit de Cristal (novembre 1938). Sous l’égide de Goering, la rencontre avait pour objet d’éviter, malgré l’engagement des assurances, de rembourser les juifs victimes des incendies, destructions et pillages. – Tout au long de la discussion, les dirigeants du IIIe Reich ressassèrent l’idée que, trop riches, les juifs volés coûteraient trop cher à dédommager. D’où un décret les excluant de toute activité économique et de toute vie sociale.

« Au plus près de la réalité historique » ? Voire…

Or Jacques Attali ne fait pas que reprendre « à 95% » (comme il dit) le procès-verbal de cette réunion. Il croit aussi pouvoir mettre au jour la vérité secrète de cette séance : « C’est d’elle qu’est sortie la décision de la solution finale », va-t-il jusqu’à affirmer dans sa préface, tout en assurant parler « au plus près de la réalité historique ».

Pourtant, quiconque se rend au Centre de documentation du judaïsme contemporain [en fait, à Paris, le Centre de documentation juive contemporaine (CDJC) attaché au Mémorial de la Shoah] pour consulter l’archive peut constater qu’il y est question de spoliation, de ghettoïsation, d’expulsions, mais pas encore d’extermination. De fait, toute la communauté scientifique s’accorde à situer la décision du génocide à la fin de l’année 1941.

Voilà pourquoi la prétendue découverte d’Attali fait bondir les historiens. « C’est une contrevérité historique de plus qui circulera en toute impunité », s’indigne l’historienne de la Shoah Annette Wieviorka.

En outre, laisser entendre que la décision d’exterminer les juifs découle d’une question d’assurance implique un « dangereux glissement », comme le souligne le meilleur spécialiste français de la période, Florent Brayard, chercheur au CNRS et auteur de La Solution finale de la question juive (Fayard, 2004) : « C’est faire comme si le projet d’exterminer les juifs pouvait être le fruit d’une rationalité : un calcul rigoureux, en vue d’un bénéfice matériel tangible. Or la ‘solution finale’ est au contraire purement idéologique : Hitler avait décrété que la mort du ‘juif’ était la condition de sa victoire. »

« Sur un tel sujet, il faut être soit un grand écrivain, soit un historien »

Sous couvert de vérité historique, la fiction d’Attali (qui n’a pas souhaité répondre à Rue89) s’avère donc plus que tendancieuse, comme le souligne également la philosophe Elisabeth de Fontenay, présidente de la commission Enseignement au Mémorial de la Shoah : « Pour traiter un tel sujet, il faut être soit un grand écrivain, soit un historien. Attali n’est ni l’un ni l’autre, et le mélange qu’il propose ici est catastrophique : il ouvre la porte à toutes les dérives, et témoigne d’un grand manque de respect pour les morts. »

De ce malaise, la mise en scène témoigne à son tour, presque malgré elle. Daniel Mesguich, qui nous émerveille d’habitude par son grand sens des mots et des images, a bien senti que « théâtralement, un tel objet ne peut pas être abordé comme les autres », comme il l’explique dans un entretien. C’est, pense-t-il, « parce qu’il s’agit d’une ‘situation réelle’ ». Mais on a surtout l’impression que son spectacle ne s’assume pas, comme s’il avait conscience de la distorsion historique qui le traverse. – Les croix gammées arborées sur scène sont timidement barrées de ratures claires ; les acteurs, pourtant en costume très réaliste, gardent à la main le texte du rôle qu’ils interprètent ; et à la fin, ils ne viennent pas saluer.

Au moins l’homme de théâtre laisse-t-il ainsi entendre, à sa manière, que le spectacle ne saurait appeler des applaudissements.

Il est certes plaisant de voir notre histrion se faire étriller par une coreligionnaire, mais ceux qui l’admonestent ainsi mériteraient un rappel à l’ordre. Car, si aucune décision d’exterminer les juifs n’a été effectivement prise soit le 12 novembre 1938, soit le 20 janvier 1942, il est également vrai qu’aucune décision de ce genre n’est non plus intervenue en « novembre 1941 » ou à une quelconque autre date. De ce point de vue, Annette Wieviorka, Elizabeth de Fontenay ou Florent Brayard logent à la même enseigne que J. Attali. Eux aussi spéculent, supputent, imaginent, inventent et se révèlent incapables de fournir un seul document, une seule preuve à l’appui de leurs conclusions exterminationnistes.

Florent Brayard tout aussi nul

Limitons-nous ici au cas de Florent Brayard. En octobre 2004, les éditions Fayard ont publié son ouvrage de 650 pages intitulé La « Solution finale de la question juive » / La technique, le temps et les catégories de la décision. En quatrième page de couverture, il nous est dit que « la solution finale » n’est devenue synonyme de meurtre qu’en… juin 1942 et – autre stupéfiante découverte de F. Brayard – que le meurtre des juifs européens devait être achevé en une année. Or, si l’on se reporte au contenu de l’ouvrage et, surtout, à sa longue conclusion, le flou y est constant. L’auteur déclare en outre : « Il importe assez peu de savoir, stylisation [?] mise à part, à quel moment exact Hitler avait décidé que les juifs d’Europe ne survivraient pas à la guerre. » Cela, il l’écrit à la page 462. Et, à la page suivante, il répète : « Peu importe la date ». Au fond, il n’a rien trouvé du tout. Il est vrai que, comme il nous l’annonçait au début de son livre : « La structure générale [de mon livre] reprend celle de certains films ou de certains romans » (p. 24). En 2008, Edouard Husson (ainsi que son préfacier, Jan Kershaw, et son postfacier, Jean-Paul Bled) n’ont rien trouvé non plus (Heydrich et la Solution finale, Perrin, 487 p.).

J. Attali et ses pareils pris les mains dans la glu

Faute de preuves et de documents à l’appui de leur thèse selon laquelle il aurait existé une politique d’extermination des juifs d’Europe, bien des holocausticiens se sont mis à prôner, surtout à partir de la seconde moitié des années 1990, le recours au roman, au théâtre, au cinéma, au kitch et à tous les procédés modernes de la société de consommation forcée, en vue de former ou de formater les esprits dans le sens édicté de nos jours par la religion séculière et universelle de « l’Holocauste ». Peine perdue dans le cas de J. Attali ! Sa pièce holocaustique a été un flop et le petit maître, une fois de plus, aura surtout fait montre de charlatanisme et de shutzpah. Faisons-lui confiance ainsi qu’à ses pareils pour nous inventer bien d’autres impostures à l’appui du « Grand Mensonge ». Comme le disait Céline dans une lettre du 28 novembre 1950, adressée à Albert Paraz à propos des découvertes de Paul Rassinier sur le mythe de « la magique chambre à gaz », « C’était tout la chambre à gaz ! Ça permettait TOUT ! Il faut que le diable trouve autre chose… oh je suis bien tranquille ! » (R. Faurisson, « Céline devant le mensonge du siècle », Le Bulletin célinien, n° 3 [3e trimestre 1982, p. 4-8], n°4 [4e trimestre 1982, p. 5-6] et n°19 [mars 1984, p. 5-7]). Plus l’on s’efforce de défendre un gros mensonge historique, plus l’on se condamne à devoir impérativement fabriquer, au cours du temps, une infinité de mensonges à la manière de J. Attali. – Les menteurs se sont pris les mains dans la glu de leur odieux mensonge de « l’Holocauste ». Ainsi qu’a dû finalement en convenir l’un des leurs, Jean-Claude Pressac, ils se sont condamnés « aux poubelles de l’histoire ».

30 septembre 2008

Sunday, September 28, 2008

Elie Wiesel demande la mise en accusation du président Ahmadinejad (Français, English, Deutsch)


[ENG] I’ve just learnt that Elie Wiesel, our grand false witness of the «Holocaust of the Jews», would like to see President Ahmadinejad indicted by the United Nations General Assembly.

Should Wiesel get satisfaction, I would ask to testify in favour of the Iranian president and demonstrate before the world that Elie Wiesel is an arrant professional liar, a slanderer and an inciter to hatred.

Robert Faurisson (c/o Mark Weber, Director of the Institute for Historical Review, P.O. Box 2739 Newport Beach, California 92659, USA, (001) 949 631 1490)

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[FR] J’apprends qu'Elie Wiesel, notre grand faux témoin de « l’Holocauste des juifs », voudrait que le président Ahmadinejad fût mis en accusation par l'assemblée générale des Nations Unies.

S’il devait obtenir satisfaction, je demanderais à témoigner en faveur du président iranien et à démontrer à la face du monde qu’Elie Wiesel est un fieffé menteur professionnel, un calomniateur et qu’il incite à la haine.

Robert Faurisson (aux bons soins de Mark Weber, directeur de l’Institute for Historical Review, P.O. Box 2739, Newport Beach, California 92659, EUA, (001) 949 631 1490)

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[DE] Gerade habe ich erfahren, daß Elie Wiesel, unser großer falscher Zeuge des « Holocausts der Juden », gerne sehen würde, daß Präsident Ahmadinedschad durch die Vollversammlung der Vereinten Nationen angeklagt werden würde.

Sollte Wiesel seinen Willen erfüllt bekommen, würde ich darum bitten, zugunsten des iranischen Präsidenten als Zeuge auszusagen und ich würde der Welt aufzeigen, daß Elie Wiesel ein ausgebuffter beruflicher Lügner ist, ein Verleumnder und ein Volksverhetzer.

Robert Faurisson (c/o Mark Weber, Director of the Institute for Historical Review, P.O. Box 2739 Newport Beach, California 92659, USA, (001) 949 631 1490)

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En 1986, j’ai publié une étude intitulée « Un grand faux témoin : Elie Wiesel ». On peut consulter ce texte sur . A cette même adresse, on trouvera des liens aux versions allemande, anglaise, suédoise, portugaise et danoise. Pour la version hongroise, voyez .

Voyez, en page 2, l’article de Reuters reportant les déclarations d’Elie Wiesel.





Wiesel urges U.N. to indict Iranian president (Reuters)
Published Friday, September 26, 2008
By Claudia Parsons

Nobel laureate and Holocaust survivor Elie Wiesel urged the United Nations on Monday to indict Iranian President Mahmoud Ahmadinejad for inciting genocide rather than allow him to speak at the U.N. General Assembly.

Wiesel spoke to thousands of people at a rally to urge world leaders to stop Iran from obtaining nuclear weapons – something Tehran denies it is trying to do, but which Western powers suspect is the true aim of its nuclear program.

The Nobel Peace Prize winner said Ahmadinejad, who has said Israel should be wiped off the map, should be indicted for « propagating genocidal policies. »

« He's not Hitler, nobody is Hitler, but he wishes to follow in Hitler's footsteps and that makes him an arch criminal, » Wiesel said, urging world leaders to leave the hall when Ahmadinejad
speaks at the General Assembly on Tuesday.

« President Mahmoud Ahmadinejad of Iran is a threat to world peace and he should not be here in New York. His place is in... a United Nations prison cell », Wiesel said.

Ahmadinejad railed against the United States during his last two appearances at the General Assembly, which takes place at the U.N. headquarters on international territory on the east side of Manhattan.

All world leaders are invited to the annual gathering in September, to the discomfort of the United States which has been forced over the years to allow in foes like Cuba's Fidel Castro, Hugo Chavez of Venezuela and Ahmadinejad.

Several other speakers at the protest said the Iranian president should be treated as an international outcast and urged a group of religious leaders who have invited him to an event on interfaith dialogue on Thursday to rescind the offer.

Monday's protest became a political football after Democratic Sen. Hillary Clinton cancelled her attendance on learning that Republican vice presidential candidate Sarah Palin was also due to attend.

Organizers then withdraw the invitation to Palin, saying they did not want the event to be partisan.

Members of the crowd chanted « Stop Iran Now » and carried placards with messages like « Zero Tolerance for Islamofascists » and « Bomb Buschur » – an apparent reference to the port city of Bushehr where Iran is building a nuclear power plant.

(Editing by Chris Wilson)

28 septembre 2008

Sunday, September 21, 2008

Je ne nie pas ; j’affirme...


Christopher Vick trouve que trop de révisionnistes sont enclins à dire : « Je ne nie pas l’Holocauste » et il conseille à chacun d’entre nous de dire hardiment et franchement: « Je nie l’Holocauste. » (Smith’s Report, septembre 2008, p. 2).

Personnellement, j’estime que, pour un révisionniste, adopter le mot de « nier » (ou de « négation » ou de « négateur »), c’est entrer dans le jeu de la partie adverse et accepter son langage ; c’est donc donner le bâton pour se faire battre.

Quand on me reproche de nier « l’Holocauste », je réponds : « Je ne nie rien en la matière mais, au contraire, j’affirme. J’affirme, au  terme de mes recherches et de mes observations, que “l’Holocauste” n’a  pas existé ; pour moi, “l’Holocauste” est un mensonge historique. »

Au besoin, j’ajoute parfois: « Je ne suis ni un négateur, ni un négationniste. Je considère que c’est vous qui niez; pour moi, vous niez l’évidence. Galilée ne niait rien ; c’étaient ses adversaires qui niaient; ils niaient l’évidence. Galilée, lui, au terme de ses recherches et de ses observations, affirmait que telle conclusion était inexacte et que telle autre conclusion était exacte. il était un révisionniste et un esprit positif. »

Les révisionnistes sont des gens positifs. Ils le sont à tel point que quelquefois leurs adversaires les traitent de positivistes car, pour un positiviste, la vérification de nos connaissances par l’expérience est l’unique critère de vérité.

Pour me moquer de mes adversaires, il m’arrive d’utiliser l’ironie (une arme qui est dangereuse car l’ironie n’est pas toujours comprise) et je leur dis : « Si vous me traitez de négationniste, mot qui est un barbarisme, permettez qu’à mon tour je forge d’autres barbarismes et que je vous traite d’affirmationnistes, d’affirma‐sionistes ou de néga‐sionistes. »

Dans le Faust de Goethe, Méphistophélès est « l’esprit qui toujours nie » (der Geist der stets verneint) et le public n’aime guère ceux qui nient. Si vous ne souhaitez pas être plus ou moins assimilé au diable dans l’esprit du public, évitez de dire que vous niez.
21 septembre 2008

Thursday, September 18, 2008

Jacques Attali en faussaire de l’histoire

Au Théâtre du Rond-Point, à Paris, se donne actuellement la pièce de Jacques Attali, Du cristal à la fumée (comprenez qu’il s’agit, dans l’esprit de son auteur, du sort des juifs depuis la Nuit de Cristal, le 12 novembre 1938, jusqu’à la fumée des fours crématoires d’Auschwitz).

Alors que les historiens de “l’Holocauste”, poussés dans leurs retranchements par l’offensive révisionniste, ont fini par reconnaître (après le premier d’entre eux, Raul Hilberg) qu’il n’existe aucune preuve attestant de ce que le IIIe Reich aurait décidé d’exterminer les juifs et alors que, dans les faits, seule a été recherchée “une solution finale TERRITORIALE de la question juive”, J. Attali se vante d’avoir, lui, trouvé une telle preuve. Il l’a trouvée, dit-il, dans le “verbatim” du conseil des ministres présidé par le Maréchal Goering à la suite de la Nuit de Cristal.

Pur mensonge. J. Attali a mis dans la bouche de Goering une phrase que ce dernier n’a jamais prononcée. Cette phrase, le faussaire Attali l’a fabriquée.

Le 18 septembre 2008, sur les ondes d’Europe 1, Jean-Pierre Elkabbach a interrogé notre homme sur sa pièce. Il l’a d’abord fait en évoquant l’horreur nazie, mais, à un moment donné, on a pu entendre l’échange suivant:

J.-P. Elkabbach: “[Goering a dit:] ‘Je n’aimerais pas être juif en Allemagne en ce moment. Aucun document ne doit établir que nous avons parlé entre nous de l’élimination des juifs’. Est-ce que, vraiment, c’est dans le texte?”

J. Attali: “La phrase ‘Je n’aimerais pas être juif en Allemagne en ce moment’ est dans le verbatim que j’ai retrouvé”.

Autrement dit, la phrase “Aucun document ne doit établir que nous avons parlé entre nous de l’élimination des juifs”, phrase qui aurait pu servir d’élément de preuve à l’appui de la thèse selon laquelle les autorités du IIIe Reich ont un jour décidé l’élimination physique des juifs, n’est qu’une invention de J. Attali.

Saturday, September 13, 2008

Sarkozy-Mallah et Benoît XVI-Ratzinger au secours de la religion de «l’Holocauste»


Nicolas Sarkozy-Mallah prend la défense des religions, en particulier de ce qui s’appelle « la religion judéo-chrétienne », dont le cœur vivant et battant est devenu la religion de « l’Holocauste » avec son Golgotha, situé à Auschwitz, avec ses saints (sainte Anne Frank, saint Elie Wiesel, saint Simon Wiesenthal,...), avec ses millions de miraculés (à la télévision et ailleurs), avec ses reliques (savonnettes, chaussures, brosses à dents), avec ses pèlerinages à trains et avions bondés, mais aussi avec son Inquisition et son Index Librorum prohibitorum.
Le président de la République française a raison de compter sur Benoît XVI pour appuyer sur la chanterelle. Arrivé à Paris, le premier geste du pape a été une rencontre avec les juifs. Depuis ses réceptions triomphales à la synagogue de Cologne en août 2005 et à la synagogue de New York en avril 2008, le successeur de Jean-Paul II multiplie les contacts avec les autorités juives. Le grand rabbin René Samuel Sirat (initiateur en mai 1986 de la loi antirévisionniste de 1990) a été, depuis 2005, reçu à quatre reprises au Vatican et il ne tarit pas d'éloges sur le compte d'un pape en lequel il voit « un pionnier du dialogue avec la Culture » (sic).
A Paris, le Collège des Bernardins, à la rénovation duquel Aaron Lustiger a tant contribué, va devenir un haut lieu de la culture judéo-chrétienne et donc de la religion séculière de « l’Holocauste », laquelle est un produit – frelaté – de la société de consommation.
En France, on n’a pas vu mieux depuis « le baiser Lamourette » (1792) (Adrien Lamourette, « évêque constitutionnel »).

13 septembre 2008 

Thursday, September 11, 2008

Pour finir, la mascarade du Père Patrick Desbois

Il est connu qu’une tragédie peut s’achever en farce. Le Père Patrick Desbois est un sacré farceur, à la veste duquel Nicolas Sarkozy-Mallah vient d’agrafer le ruban de la Légion d’honneur. Avec sa «Shoah par balles en Ukraine», le bon père qui, dans son enfance, plumait poulets et pigeons bressans de la «plumerie» familiale, vient opportunément nous fournir une illustration de ce que les autorités juives exercent une implacable censure. En matière de Shoah elles ont obtenu le renoncement à l’histoire et le recours obligé à la fantasmagorie religieuse, et cela jusqu’à la mascarade. De Patrick Desbois, il faut lire Porteur de mémoires / Sur les traces de la Shoah par balles (Michel Lafon éd., Neuilly-sur-Seine, 2007, 335 p.) pour se rendre compte à quel degré de niaiserie la littérature holocaustique peut aujourd’hui descendre.

Selon notre homme, dans les fosses où on les avait jetés et enterrés vivants ou morts ou au fond des puits où ils avaient été précipités, les juifs ont bougé, respiré ou crié pendant trois jours (p. 93, 124, 208, 298). Il s’agit là d’une impossibilité physique et biologique.

Une main de juif, sortant du sol, s’est accrochée, ici ou là, à la pelle d’un fossoyeur (p. 92-93, 102). Impossibilité de même nature que la précédente.

Les SS envoyaient en Allemagne des comptes rendus circonstanciés de leurs tueries mais «ils communiquaient par codes météorologiques avec Berlin: le nombre de nuages indiquait le nombre de fosses ouvertes et la hauteur de la pluie, le nombre des corps qu’ils avaient brûlés» (p. 227). Aucune source, aucune référence, aucun exemple. A supposer que, tel jour, lesdits SS aient ouvert trois fosses et brûlé mille corps, comment s’y prenaient-ils pour convertir ces trois fosses en un nombre de nuages et ces mille corps en hauteur de pluie?

Afin de couvrir le bruit des fusillades, des paysans ont été recrutés pour taper sur des casseroles (p. 112, 192, 208). «Un des villageois avait été réquisitionné pour jouer du tambour ukrainien chaque matin [de fusillade]» (p. 193). «Ils les fusillaient par cinq ou six. Les policiers, les gardes devaient frapper sur des seaux vides pour couvrir le bruit des tirs […] [Un musicien] a été plusieurs fois réquisitionné pour jouer du ‘buben’ [instrument de percussion en bois avec un cerceau et des pièces métalliques] pendant les exécutions» (p. 199). Si les Allemands voulaient couvrir le bruit des tirs, était-ce pour dissimuler ces constantes exécutions de juifs? En ce cas, ces sortes de concerts à répétition allaient au rebours de l’effet prétendument recherché: ils appelaient l’attention de tous sur ces exécutions.

«[Après chaque tir]. Nous étions trente jeunes filles ukrainiennes qui devaient, pieds nus, tasser les corps des Juifs et jeter une fine couche de sable dessus pour que les autres Juifs puissent s’allonger» (p. 115). Dans ce genre de massacres, les ventres explosent, la matière fécale gicle partout, l’odeur est insupportable et les corps tombent dans toutes les positions. Il serait impossible, même pour des gymnastes confirmés, d’aller marcher sur ces cadavres enchevêtrés sans glisser et tomber dans le sang et la matière fécale.

«[Un Ukrainien] cachait des Juifs pendant la guerre. Il en a caché beaucoup. Et chaque fois, il les tuait pendant la nuit. Il les étouffait avec des édredons. Quand ils étaient morts, il les dépouillait et transportait leurs corps dans la carrière pour les faire disparaître» (p. 306). Le Père Desbois ne cite que cet exemple d’étouffement systématique, mais il en fait un point culminant de son livre. La section où figure ce récit est intitulée, en gras, «La Shoah par étouffement» (p. 304) et elle se termine ainsi: «La Shoah par étouffement. Nous sommes bien loin de la centralisation de la Shoah, de son caractère industriel, de sa modernité. En Ukraine, il s’agit d’un carnage. On peut fusiller les gens sur un marché, au bord d’une falaise comme à Yalta, les emmurer comme à Sataniv ou bien les étouffer avec des coussins la nuit» (p. 307). Combien d’étouffés? Combien d’édredons ou de coussins? Combien de transports de cadavres vers la carrière? Comment le criminel s’appelait-il? Quel est le nom du témoin? De ce dernier nous savons seulement qu’il porte «une veste marron, assez classique dans les anciennes républiques socialistes» (p. 304-305).

L’Ukraine, qui a connu l’un des plus grands conflits du dernier siècle, est jonchée de balles et de douilles. Or, dès qu’il découvre une douille allemande, notre père enquêteur en déduit que cela fait un juif de tué: «Trois cents douilles, trois cents balles, trois cents personnes exécutées ici» (p. 77). «Ce jour-là, au restaurant, nous avons compté six cents douilles […], toutes ces douilles qui sont autant de preuves de cette Shoah par balles» (p. 79). Il décrète aussi, d’après tel «témoignage», que tel coin du paysage visité recèle tant de fosses avec tant de cadavres. Aucune fosse n’est ouverte (p. 84). Il n’y a donc aucune expertise, aucun décompte. Un rabbin le lui a expliqué: «Il a été statué que les Juifs assassinés par le IIIe Reich étaient des tsaquidim, des ‘saints’ et que la plénitude de la vie éternelle leur était accordée. En ce sens leurs sépultures […] doivent être laissées intactes afin de ne pas déranger leur quiétude» (p. 186). Vers la fin du livre, le lecteur s’attend toutefois à ce que, par exception, l’ouverture de fosses à Busk (ou Bousk) donne lieu à une expertise (comme ce fut le cas, par exemple, à Katyn pendant la guerre, du fait des Allemands et de diverses commissions d’experts non allemands). Point du tout: «Il est impossible de mener une expertise classique [à Busk comme ailleurs] car nous devons respecter les règles juives et ne bouger aucun os» (p. 261). L’affirmation est fausse: en cas de crime, l’exhumation et l’examen des corps sont autorisés par la loi juive.

Les découvertes du Père Desbois, ancien «supérieur de séminaire du Prado à Lyon» (p. 34) ressemblent fort à celles de l’Abbé Georges Hénocque, ancien aumônier de Saint-Cyr, qui, en 1947, décrivait avec un grand luxe de détails une chambre à gaz homicide de Buchenwald, qui n’avait, en fait, jamais existé. L’abbé, qui a donné son nom à une place de Paris, avait tout inventé de cet abattoir chimique, y compris ses «quatre boutons, placés l’un au-dessous de l’autre: un rouge, un jaune, un vert, un blanc» (R. Faurisson, Mémoire en défense contre ceux qui m’accusent de falsifier l’histoire, La Vieille Taupe, 1980, p. 181-195).

[Les prêtres n’ont pas plus accumulé de « mensonges pieux » que les professeurs d’histoire ou les médecins mais il se trouve que la littérature holocaustique s’est normalement montrée friande de «témoignages» émanant de personnes réputées sûres et sérieuses.]

Dans ses «remerciements», Patrick Desbois exprime sa reconnaissance au ban et à l’arrière‑ban des autorités religieuses et civiles qui l’ont soutenu de cent manières, et notamment financière, dans son entreprise. Il nomme le cardinal Lustiger, Mgr Vingt-Trois, le cardinal Ricard, Simone Veil, des autorités rabbiniques, Serge et Beate Klarsfeld, le Congrès juif mondial, le président du CRIF, la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, le Centre de documentation juive contemporaine de Paris, de multiples musées et centres de recherche en France et à l’étranger, ainsi que des historiens.

Rien n’illustre la dégradation de l’historiographie holocaustique ou shoatique comme l’empressement général à saluer en la personne du Père Patrick Desbois le sauveur d’une histoire qui s’est discréditée au point de se réduire à une religion, laquelle, à son tour, est tombée dans la mascarade.

Nos journalistes se taisent devant une si manifeste imposture qui, en l’espèce, vaut largement celles de Wilkomirski ou de «la fille aux loups». Mais, par les temps qui courent, l’emprise des autorités juives, la censure officielle et l’autocensure sont telles que les journalistes n’osent plus bouger d’un cil. Les récentes mésaventures d’Edgar Morin, d’Alain Ménargues, de Charles Enderlin, de Dieudonné, de Siné, de Jean-Marie Bigard leur sont comme autant d’avertissements.

Wednesday, September 10, 2008

Solidité du révisionnisme, fragilité de l’exterminationnisme

«On ne pensait pas avoir à prouver un jour l’existence des chambres à gaz nazies». Cette naïve réflexion a été courante dans les années 1980 chez les exterminationnistes, c’est-à-dire chez les tenants de «l’Holocauste» ou de «la Shoah».

De 1945 jusqu’au milieu des années 1970, des révisionnistes tels que Maurice Bardèche, Paul Rassinier et leurs pareils n’ont eu droit qu’à l’anathème, aux procès et, surtout, au silence. Mais soudain, à partir de la fin des années 1970 et au début des années 1980, ont commencé à se répandre des écrits révisionnistes comme ceux d’Arthur R. Butz, aux Etats-Unis, et de Richard Harwood, en Grande-Bretagne, tandis que la France, en novembre 1978, assistait à l’éclatement de «l’affaire Faurisson». Les tenants de «l’Holocaust» ont alors dû faire un constat des plus cruels: les révisionnistes disposaient d’une argumentation de nature réellement scientifique tandis qu’en face on n’avait rien de vraiment sérieux à leur opposer. Il fallait d’urgence que les historiens de «l’Holocauste» se réveillent. Ce constat, Pierre Vidal-Naquet l’a fait dès 1979. Il a adjuré les historiens de « se mettre au travail » mais sans grand succès. Il s’est lui-même mis à la tâche, en complet amateur. Georges Wellers a échoué à son tour et on ne parlera pas ici de Léon Poliakov ou de Joseph Billig. Ce bilan, ce n’est pas un révisionniste qui le dresse mais des exterminationnistes tels Raul Hilberg, Serge Klarsfeld et Valérie Igounet. Ils en conviennent amèrement: pour eux, ce sont les «négationnistes» qui, sans le vouloir, ont réveillé, puis stimulé la recherche sur «l’Holocauste».

Dans son Histoire du négationnisme en France (Seuil, 2000, 701 p.), V. Igounet évoque le colloque international tenu à la Sorbonne, du 29 juin au 2 juillet 1982, pour tenter de répondre à l’offensive révisionniste qui, au tournant des années 1970/1980, venait de se déclencher en France. Raymond Aron et François Furet présidaient ce colloque transformé en chambre ardente. J’étais l’accusé principal. J’avais donc demandé d’assister à mon procès, quitte à m’abstenir de toute intervention personnelle, mais les deux universitaires m’avaient opposé un refus catégorique: pour eux, ma présence n’était «pas négociable». Or l’entreprise, annoncée à son de trompe médiatique, allait s’achever sur un fiasco. Dans leur conférence de presse finale, à la consternation des journalistes présents, les deux organisateurs déclaraient que, «malgré les recherches les plus érudites», on n’avait trouvé aucun ordre de tuer les juifs d’Europe; quant aux «chambres à gaz nazies», sujet essentiel du colloque, R. Aron et F. Furet n’en soufflaient mot.

Dix-huit ans plus tard, en 2000, V. Igounet revient sur ce colloque et consacre un développement au rôle, qu’elle juge positif, du «négationnisme». Elle écrit:

Si cette manifestation scientifique [du 29 juin au 2 juillet 1982] permet de faire état précisément des connaissances mondiales sur l’histoire du génocide juif, elle met en évidence certaines faiblesses historiographiques de l’histoire de cette période. L’historien américain Raul Hilberg, auteur de The Destruction of the European Jews, choisit ce moment pour s’interroger sur les «bienfaits de la négation de l’histoire». Il perçoit dans l’émergence du négationnismeune sorte de stimulation pour la recherche historique:

Je dirai que, d’une certaine manière, Faurisson et d’autres, sans l’avoir voulu, nous ont rendu service. Ils ont soulevé des questions qui ont eu pour effet d’engager les historiens dans de nouvelles recherches. Ils ont obligé à rassembler davantage d’informations, à réexaminer les documents et à aller plus loin dans la compréhension de ce qui s’est passé. […] Je suis toujours à la recherche de nouveaux documents. Les chambres à gaz [comprendre: la contestation de leur existence], c’est évidemment l’accusation la plus terrible. Les gens qui les ont construites et qui ont opéré dans les camps ont pris soin de ne rien laisser derrière eux après la guerre. Ils savaient qu’on leur demanderait justice, puisque c’est principalement par ce moyen que s’est opérée l’extermination [«Les archives de l’horreur», Le Nouvel Observateur, 3-9 juillet 1982, p. 71].

La position de Raul Hilberg, isolé à l’époque, gagne peu à peu les esprits français. A l’instar de Raul Hilberg, Serge Klarsfeld considère que les «thèses» négationnistes «ont provoqué un effet intellectuel positif dans la mesure où elles ont animé l’énergie et […] aiguillé les gens vers les recherches. Des jeunes chercheurs se sont demandé pourquoi ils iraient travailler sur un sujet si lointain ou subalterne par rapport à une question aussi importante qui est en quelque sorte une terre inconnue del’histoire» [Entretien avec Serge Klarsfeld, Paris, 19 février 1996]. Selon l’avocat, au moment de l’affaire Faurisson, il existait «très peu d’études historiques sur la question juive qui répondaient à des critères universitaires». Les négationnistes ont réveillé la vitalité de «ceux qui avaient à défendre une cause et qui avaient à la défendre non pas en recourant à l’anathème, mais en recourant tout simplement au travail. […] C’est cela le résultat du négationnisme; il n’y aurait pas eu de négationnisme [comprendre: s’il n’y avait pas eu de négationnisme], il n’y aurait pas eu ces cris d’alerte disant: ‘Il faut mettre sur pied des grands centres de documentation’ et qui ont permis d’ailleurs de rassembler l’argent nécessaire».
Ce développement de V. Igounet revient à dire qu’à partir de l’éclatement de «l’affaire Faurisson» en novembre 1978, jusqu’à 1982, on s’est essentiellement contenté de recourir à l’anathème contre les «négationnistes» au lieu de leur répliquer sur le terrain scientifique. C’est qu’alors, toujours selon V. Igounet et ses amis, il n’existait, sur le sujet du génocide des juifs et des chambres à gaz nazies, que très peu d’études historiques répondant à des critères universitaires. Il aurait fallu travailler, mais on s’était abstenu de le faire. Le sujet était encore, en quelque sorte, une terre inconnue pour les historiens orthodoxes. Faurisson et d’autres «négationnistes», eux, avaient travaillé. Leurs travaux ont stimulé la recherche, ont incité à recueillir davantage d’informations, ont poussé à un réexamen de documents acceptés jusqu’ici comme probants. Ils ont réveillé la vitalité de ceux qui dormaient. A leur réveil, ces derniers se sont alarmés. Ils ont alors, par exemple, découvert qu’il n’y avait pas de preuves de l’existence des chambres à gaz nazies (explication, naïvement fournie, à ce mystère: les criminels allemands avaient trouvé le moyen de supprimer toutes les traces physiques, toutes les preuves documentaires et tous les témoins!).

Les exterminationnistes renoncent peu à peu aux arguments de la raison

A relire aujourd’hui cette page écrite il y a huit ans, l’on est tenté de croire qu’après R. Hilberg et le colloque de Paris (1982) ou après S. Klarsfeld (dont l’entretien date de 1996) ou encore après V. Igounet (dont le livre a été publié en 2000), la situation a dû s’améliorer pour les tenants de la thèse du génocide des juifs et des chambres à gaz nazies. Il n’en est rien. En fait, leur situation s’est aggravée. Une à une, toutes leurs tentatives de réplique à l’argumentation et aux découvertes des révisionnistes ont fait chou blanc. Leur échec est aujourd’hui total, et cela à telle enseigne que, depuis la fin des années 1990 (soit depuis l’ultime tentative, dérisoire, du juif canadien Robert Jan van Pelt en 1996), les historiens qui défendent la thèse officielle ne cherchent plus vraiment à démontrer la réalité du crime lui-même ou de l’arme du crime. Leurs ouvrages désormais présupposent que ce crime et cette arme ont existé. A partir d’un tel axiome, ces historiens compilent, théorisent, brodent, et chacun d’entre eux, plus que jamais, y va de son sentiment particulier. Revoici Hortius, Rullandus, Ingolsteterus et Libavius. En quelque sorte, voilà que sont de retour les savants en «us», chers à Fontenelle, lesquels nous débitent à nouveau l’histoire de la dent d’or, «en partie naturelle, en partie miraculeuse», soudain venue à un enfant de Silésie âgé de sept ans mais aucun d’entre eux ne se hasarde à examiner la dent de près afin, au préalable, d’en établir la réalité, l’authenticité et pour déceler une éventuelle supercherie. Nos modernes historiens de «l’Holocauste», tel Saul Friedländer, ne font plus que ressasser leur catéchisme et l’illustrer. Parmi eux, dissertant sur le mode philosophique, les pédants se sont gravement interrogés sur le point de savoir si l’entreprise d’extermination des juifs avait été «intentionnelle» ou «fonctionnelle» ou encore «en partie intentionnelle, en partie fonctionnelle». Avec un R. Hilberg, alarmé par sa découverte de l’argumentation révisionniste et récrivant sa thèse en conséquence, ils ont cherché refuge dans la parapsychologie, la parahistoire et la transmission de pensée («an incredible meeting of minds, a consensus-mind reading by a flar-fung bureaucracy»). Aujourd’hui, donnant leur langue au chat, les historiens professionnels de «l’Holocauste» laissent place aux religionnaires de «l’Holocauste». Il n’y en a donc plus maintenant que pour la croyance et l’observance religieuses ainsi que pour le «Shoah Business» et le «Shoah Barnum»! D’une certaine manière, les historiens officiels sont revenus à leur situation d’avant le milieu des années 1970 avec la différence que, cette fois, s’étant enfin éveillés de leur torpeur et mis au travail, ils ont vite constaté qu’il n’existait aucun argument, aucun document, aucune preuve à opposer à ces diables de «négationnistes» qui ne leur demandaient pourtant qu’une preuve, une seule preuve de leur choix (et surtout pas un amoncellement de «preuves», de «témoignages» ou de «confessions»).

Un ultime sauveur: le Père Patrick Desbois

L’ultime sauveur leur est venu en la personne d’un prêtre catholique dont j’ai déjà parlé mais sur le cas duquel je me promets de bientôt revenir. Il s’agit du Père Patrick Desbois, auteur, en particulier, de l’ouvrage intitulé Porteur de mémoires / Sur les traces de la Shoah par balles, Michel Lafon éd., Neuilly-sur-Seine, 2007, 335 p. Le concept de la «Shoah par gaz» étant manifestement en perdition, le Père Desbois, non sans hardiesse, propose depuis quelque temps deux nouveaux concepts salvateurs, celui de «la Shoah par balles» et celui de «la Shoah par étouffement [sous édredon]»; pour cette dernière, on se reportera, vers la fin de son livre, aux pages 304-307, qui sont comme le bouquet couronnant l’édifice d’extravagances construit par le bon père. Notre homme s’est acquis une renommée internationale et, en France, le président de la République vient de lui remettre la Légion d’honneur. A la fin de son livre, il exprime sa reconnaissance au ban et à l’arrière-ban des autorités religieuses et civiles qui l’ont soutenu de cent manières dans son entreprise. Il nomme feu le cardinal Lustiger, Mgr Vingt-Trois, le cardinal Ricard, Simone Veil, des autorités rabbiniques, Serge et Beate Klarsfeld, le Congrès juif mondial, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, le Centre de documentation juive contemporaine de Paris (CDJC), de multiples musées et centres de recherche en France et à l’étranger, ainsi que quelques historiens. Rien n’illustre la dégradation de l’historiographie holocaustique ou shoatique comme l’empressement général à saluer en la personne du Père Desbois le sauveur d’une histoire officielle qui, fondée sur des bases sans consistance et se révélant de plus en plus fragile au cours du temps, a dû laisser place à une religion aux inventions les plus délirantes.

Imperturbables, les révisionnistes, de leur côté, continuent de stimuler la recherche historique et la font avancer au pas de la raison, quoi qu’il leur en coûte.