Tuesday, March 22, 1994

Les juifs ont besoin du révisionnisme


Paul Touvier affirme qu’il ne se souvient pas d’avoir pris conscience, pendant la guerre, de beaucoup de déclarations ou d’événements concernant les juifs. On ne le croit pas. On l’accuse de feindre l’amnésie. On a tort.


A l’époque, le judéo-centrisme ne régnait pas comme il règne aujourd’hui, où l’attention se concentre (se focalise) sur les juifs. Ni le chancelier Hitler, ni le maréchal Pétain, ni le président Roosevelt, ni le camarade Staline ou Churchill, premier ministre de Grande-Bretagne, n’accordaient aux juifs l’attention qu’on leur porte aujourd’hui. Hitler se souciait plus du peuple allemand et des dangers du communisme que du sort des juifs. La guerre était mondiale. Elle se déroulait sur les cinq continents, sur terre, sur mer et dans les airs. Chacun des belligérants cherchait à ne pas perdre cette guerre atroce. Si le conflit a provoqué un million de morts juives sur un total de quarante à cinquante millions de victimes, il n’y a pas de raison pour que ce million-la l’emporte, dans la mémoire des peuples, sur les autres millions (des civils pour la plupart, des femmes, des enfants). Le révisionnisme invite à «revoir» les événements en élargissant sa vue à tous les événements. Galilée apportait une nouvelle vision de notre monde (le globe terrestre) en ce qu’il replaçait ce petit monde (ce canton de l’univers) dans un ensemble beaucoup plus vaste. Il faisait de plus remarquer que ce petit monde ne constituait pas du tout le centre de l’univers.


Les juifs ramènent tout aux juifs. C’est ainsi que, non contents d’avoir une vision ou une image fausse de la réalité, ils se complaisent dans une atmosphère intellectuelle confinée, propice à l’étroitesse d’esprit, à la rancœur, à la méfiance, à la haine. Le reste du monde les intéresse, certes, et même beaucoup, mais pour autant que le centre de ce monde reste le ghetto auquel, en pensée, ils reviennent inlassablement et dans lequel on dirait qu’ils veulent vivre et mourir.


Le révisionnisme peut avoir pour les juifs une valeur curative. Il peut les aider à s’extraire de leur ghetto. Il apprend d’abord à analyser et à vérifier les détails puis, en un second temps, à classer et à placer ces détails, là où il le faut et comme il le faut, dans de vastes ensembles. Il se nourrit de l’esprit d’analyse et il développe l’esprit de synthèse. Les juifs en ont besoin.


22 mars 1994



[Publié dans Nouvelle Vision, n° 33, juin-août 1994, p. 11-12.]

Sunday, March 20, 1994

A propos d’un article d’Alain Genestar sur Touvier


Paul Touvier souffre d'un cancer. Il a à peu près soixante-dix-neuf ans. Il est présumé innocent... Alain Genestar le traite, en propres termes, de lâche, d'ordure, de salaud, de médiocre, de minus, de minus-salaud, de minus malgré tout. Il s'élève contre l'intolérance. Il voudrait des procès, encore et toujours des procès. Revenant à Touvier, il lui souhaite douze balles dans la peau [1].


Alain Genestar va-t-il mourir d'un cancer ?


Ce serait dommage. Ne mériterait-il pas les douze balles dans la peau qu’il souhaite à un vieillard cancéreux ?


20 mars 1994


[1] A. Genestar, Le Journal du Dimanche, 20 mars 1994, p. 1.

Tuesday, March 15, 1994

«Wannsee» n’est plus «Wannsee»


Les uns après les autres, les historiens juifs de l’«Holocauste» abandonnent la « vérité », dont ils se sont tant servis, selon laquelle les Allemands auraient décidé l’extermination physique des juifs à la conférence de Berlin-Wannsee le 20 janvier 1942.

Dans un entretien avec Roger-Pol Droit, Léon Poliakov déclare :

[L]a date à laquelle les nazis ont décidé le génocide des juifs n’est pas encore nettement établie. Tout le monde croit que c’est le 20 janvier 1942, à la conférence de Wannsee. Cela permet aux révisionnistes allemands de souligner que personne n’est coupable de cette décision tardive, prise par un SS inconnu dans le désarroi qui a suivi la défaite de Moscou. Nous sommes aujourd’hui un groupe d’universitaires français et allemands pour qui il existe une très forte présomption pour que la décision soit bien antérieure [1].

On remarquera que, selon la coutume, un historien juif de l’« Holocauste », au lieu de confesser son erreur et celle de ses confrères, estime que, s’il s’est trouvé des gens pour exploiter cette erreur, ce sont... les révisionnistes !
15 mars 1994

[1] Le Monde, 15 mars 1994, p. 2.

Saturday, March 12, 1994

A propos de "Titicut Follies"


Titicut Follies est un documentaire – impressionnant – qui a été tourné en 1966. Il aurait été interdit de projection pendant vingt-six ans. (Arte, samedi 12 mars 1994, 20 h 40, documentaire américain de Frederick Wiseman.)


Je n’en retiens qu’un aspect qui intéresse le fonctionnement des chambres à gaz américaines (au début des années soixante?).


On y entend un gardien de la prison-hôpital de Bridgewater raconter à un collègue quelques épisodes à propos d’exécutions dans un pénitencier, peut-être du Massachusetts (?). Il dit qu’après une exécution il avait suspendu ses vêtements dans la garde-robe. Tous les autres vêtements en avaient été empuantis par le gaz. Il avait fallu, pendant huit jours, surchauffer l’endroit (la garde-robe et le couloir ?) et faire fonctionner les ventilateurs à plein régime. C’est la chaleur, précisait-il à juste titre, qui permet la disparition du gaz. A un moment, il dit: «Une bouffée, ça me rend malade.» Il raconte aussi qu’après une absence il était revenu au pénitencier. Il ne savait pas qu’une exécution avait eu lieu. Il s’en était rendu compte par l’odeur. «J’ai regardé le registre et j’ai compris : il y avait eu une exécution deux jours auparavant. »


[Rectification de la 2e édition : J'ai pu revoir Titicut Follies aux fins de vérification. Vérification faite, j'avais, en 1994, commis une grave erreur : il ne s'agissait pas d'exécution mais de désinfection. Une simple opération de désinfection – on ne précise pas au moyen de quel produit – pouvait, on le voit, entraîner de fâcheuses conséquences des jours durant. Imagine-t-on Auschwitz avec, chaque jour, de gigantesques exécutions par le gaz cyanhydrique ?]


12 mars 1994

Thursday, March 3, 1994

Le témoignage du «commandant d’Auschwitz» est déclaré sans valeur !


Depuis près d’un demi-siècle, les historiens avaient l’habitude d’avancer le témoignage de Rudolf Höss, l’un des trois commandants successifs du camp d’Auschwitz, comme la preuve par excellence de la réalité du prétendu génocide des juifs et des prétendues chambres à gaz nazies.

Or, voici que ce témoignage vient d’être désavoué par deux professeurs américains, l’un et l’autre connus pour leur engagement en faveur de la thèse de l’ « Holocauste» : Christopher Browning et Deborah Lipstadt. Les révisionnistes avaient donc raison, qui, depuis longtemps, déniaient toute valeur à ce témoignage, extorqué, disaient-ils, par la torture. C. Browning, collaborateur de l’Encyclopaedia of the Holocaust, est l’auteur d’un livre consacré aux activités d’un bataillon de police allemande sur le front de l’Est (Ordinary Men); toute la presse française en fait actuellement l’éloge. D. Lipstadt a publié en 1993 un ouvrage antirévisionniste dont il sera parlé ci-dessous.

Certes, en 1985, au premier procès du révisionniste Ernst Zündel, à Toronto, j’avais, par l’intermédiaire de l’avocat Douglas Christie qui lui posait des questions que j’avais moi-même préparées, contraint le professeur Raul Hilberg à de surprenantes concessions quant au témoignage de Rudolf Höss. L’auteur de ce monument de fausse science qu’est The Destruction of the European Jews (La Destruction des juifs d’Europe) avait dû admettre à propos de la déposition de R. Höss (doc. PS-3868) :

[It] seems to have been a summary of things [Höss] said or may have said or may have thought he said by someone who shoved a summary in front of him and he signed it, which is unfortunate [1].

En 1989, Jean-Claude Pressac, à son tour, avait dit que les «erreurs» commises par R. Höss au sujet des gazages s’expliquaient par le fait que « Höss was present without seeing [2]. » En 1993, il dénonçait chez Höss tout à la fois « une invraisemblance de taille », un « anachronisme net », des « erreurs chronologiques [...] fréquentes », une « visite imaginaire par Himmler », des chiffres de morts «régulièrement multipliés par deux ou trois» et il concluait : «Höss, malgré son rôle essentiel dans la “Solution finale”, ne peut plus être considéré actuellement comme un témoin fiable sur les dates et les chiffres [3] ».

Le témoignage de Höss était, par conséquent, remis en question par les défenseurs mêmes de la thèse de l’extermination des juifs, mais il gardait beaucoup de son prestige et de son utilité pour la légende d’Auschwitz.

Or, s’il faut en croire un journaliste de Vanity Fair, le célèbre magazine de la vie culturelle des États-Unis, C. Browning vient de porter le coup de grâce à ce témoignage et D. Lipstadt ne serait pas loin de partager le jugement de C. Browning. La sentence vient de tomber : «Höss was always a very weak and confused witness » (Höss a toujours été un témoin très faible et confus) et, pour mieux faire comprendre que ce témoignage n’est plus bon qu’à jeter aux chiens, C. Browning ajoute au sujet de Höss : «The revisionists use him all the time for this reason in order to try and discredit the memory of Auschwitz as a whole.» (C’est pour cette raison que les révisionnistes l’utilisent tout le temps afin d’essayer de discréditer la mémoire d’Auschwitz dans son ensemble). Cette dernière remarque est d’une rare impudence si l’on se souvient que le moyen le plus traditionnel de répliquer aux révisionnistes était, immanquablement, de leur lancer à la face le nom de R. Höss [4]. Voila qu’aujourd’hui C. Browning ose prétendre que c’est nous qui «utilisons tout le temps» le nom de R. Höss !

D. Lipstadt qui, elle, est d’origine juive, se contente, quand on l’interroge sur R. Höss, de renvoyer à la page 188 de son récent ouvrage : Denying the Holocaust. The Growing Assault on Truth and Memory (La Négation de l’Holocauste: l’attaque grandissante contre la vérité et la mémoire), mais le contenu de cette page revient à dire qu’on ne peut pas faire confiance au témoignage de l’ex-commandant d’Auschwitz ; il semble que, pour elle, les chiffres qu’il a donnés pour les morts de ce camp soient plus ou moins à ranger dans la même catégorie que le mythe du savon juif, qu’elle dénonce également.

Christopher Hitchens – tel est le nom du journaliste de Vanity Fair a procédé avec un mélange d’ingénuité et d’ingéniosité. Constatant que les tenants de la thèse de l’«Holocauste» des juifs refusent tout débat avec les révisionnistes, il a eu l’idée de ce qu’il appelle une «expérience». Il s’est tourné vers C. Browning et D. Lipstadt pour leur demander de l’aider dans son expérience et il a apparemment obtenu leur accord. Il s’est alors adressé à l’Institute for Historical Review de Los Angeles qui, depuis 1979, a publié des milliers de pages de littérature révisionniste. Il raconte qu’il a demandé à cet institut de lui envoyer son meilleur «coup» et qu’en réponse il a reçu « un article d’un Français du nom de Robert Faurisson, d’après lequel Rudolf Höss, l’un des commandants d’Auschwitz, aurait été torturé par les Britanniques et aurait ainsi confessé un nombre fantastique et incroyable de crimes» (il semble qu’en réalité notre institut lui ait envoyé une importante documentation dans laquelle le journaliste a jeté son dévolu sur mon article de 1987 [5]). Puis, s’adressant à nouveau à C. Browning et D. Lipstadt, il a sollicité leur opinion sur cet article. Mais laissons la parole à C. Hitchens :

[Traduction]

« [...] [l]’Institute for Historical Review (Institut de critique historique) en Californie est la cible d’un livre récent de Deborah Lipstadt, professeur à Emory University à Atlanta, qui a écrit Denying the Holocaust. The Growing Assault on Truth and Memory [La négation de l’Holocauste : l’attaque grandissante contre la vérité et la mémoire] comme une réplique contre la prolifération de la “négation” dans les débats télévisés, sur les campus universitaires et ailleurs – sans compter, plus récemment, une campagne de tracts au National Holocaust Memorial Museum qui vient de s’ouvrir à Washington.

Deborah Lipstadt refuse tout débat en direct avec les négateurs de l’Holocauste parce qu’elle croit que ceux-ci cherchent à réhabiliter les Nazis ; elle a néanmoins accepté de m’aider pour une expérience. Prenant contact avec l’Institute for Historical Review, je leur demandai de m’envoyer leur meilleur coup. Je transmis celui-ci au professeur Lipstadt et au professeur Christopher Browning de la Pacific Lutheran University, auteur de Ordinary Men [Des hommes ordinaires], rapport d’activité cauchemardesque d’une équipe d’extermination nazie en Pologne pendant la guerre. Les révisionnistes m’envoyèrent un article d’un Français du nom de Robert Faurisson, d’après lequel Rudolf Höss, l’un des commandants d’Auschwitz, aurait été torturé par les Britanniques et aurait ainsi confessé un nombre fantastique et incroyable d’assassinats: “Par la présente, je déclare sous serment que, dans les années 1941 à 1943, sous ma responsabilité de commandant en exercice du camp de concentration d’Auschwitz, deux millions de juifs ont été mis à mort par le gaz et un demi-million par d’autres moyens.” Cette déclaration, spécialement mise en évidence et reproduite, est une pièce importante de l’Holocaust Memorial.

Je me mis alors en rapport avec Lipstadt et Browning et leur demandai leurs réponses, qui furent surprenantes : “Höss a toujours été un témoin très faible et confus”, dit Browning, qui avait déposé comme expert dans des procès impliquant Auschwitz. “C’est pour cette raison que les révisionnistes l’utilisent tout le temps, afin d’essayer de discréditer la mémoire d’Auschwitz dans son ensemble.” Et le professeur Lipstadt me signala la page 188 de son livre, et quelle page ! Il y est dit que les histoires de nazis transformant les juifs en savon sont entièrement fausses et il y est aussi dit que, bien qu’à Auschwitz le monument de pierre lui-même indique que le nombre des victimes – juives et non juives – est de quatre millions, le vrai chiffre se situe plutôt entre un million et demi et deux millions. Comme Höss a été le commandant de l’endroit pendant une partie seulement de l’existence du camp, cela signifie que, selon les contre-révisionnistes, un élément important des preuves assemblées par l’Holocaust Memorial n’est pas digne de foi. Une sensation de vertige, s’il en fut.

“Il en va de même avec l’histoire du savon”, dit Lipstadt. “Je reçois des protestations de survivants, me disant que je ne devrais pas reconnaître que ce n’est pas vrai, parce que c’est donner des munitions à l’ennemi. Mais seule m’intéresse la découverte de la vérité.” Un concept passé de mode. [...] [6]

La soudaine concession de nos deux historiens de l’« Holocauste » est plus grave que toutes les concessions successives, tous les abandons, toutes les révisions déchirantes auxquelles, depuis quelques années, l’histoire officielle s’est vue contrainte sous la poussée du révisionnisme historique.

Le 15 avril 1946, au procès de Nuremberg, le témoignage de R. Höss avait bouleversé le monde entier. A l’époque, il était apparu si peu «faible et confus» que pas un avocat allemand n’avait osé contre-interroger le témoin sur ses fantastiques allégations. C’est ce témoignage qui avait servi de pièce maîtresse aux accusateurs de l’Allemagne vaincue et il figure en bonne place dans le texte même du jugement de Nuremberg. R. Höss, en fait, avait été torturé par des juifs de la sécurité militaire britannique. Il lui avait fallu, à peine conscient, signer une déclaration dont on peut dire qu’elle était, en fait, tout droit sortie de cerveaux malades. Puis, R. Höss avait été livré aux communistes polonais. Là encore l’attendaient des juifs. Il « améliora » son témoignage et l’étendit considérablement. Après quoi, condamné à mort, il fut pendu à Auschwitz le 16 avril 1947. Onze ans plus tard, pour la honte de la science historique allemande, il se trouva un historien du nom de Martin Broszat, membre à l’époque – et futur directeur – de l’Institut d’histoire contemporaine de Munich, qui, en 1958, publia ces écrits, non sans les tronquer, comme s’il s’agissait d’une œuvre sincère et authentique. Au cœur de l’Holocaust Memorial Museum de Washington qui a été inauguré le 22 avril 1993, les deux principales preuves de l’extermination physique des juifs sont une porte de chambre à gaz... d’épouillage (reconnue comme telle même par un Jean-Claude Pressac) et le témoignage de R. Höss. Enfin, est-il besoin de l’ajouter, les manuels d’histoire contemporaine de nos lycées font état de ce même témoignage comme d’un document authentique de la plus grande portée.

Les révisionnistes ne cessent de proposer à leurs adversaires un débat public. L’article de Vanity Fair nous permet de comprendre pourquoi ces derniers fuient comme la peste l’offre d’un tel débat. C. Browning, en particulier, a des raisons personnelles de l’esquiver. En 1988, il avait commis l’imprudence de venir témoigner contre E. Zündel au second procès de Toronto (R. Hilberg, échaudé par son expérience du premier procès, en 1985, avait refusé de revenir à la barre). L’avocat Douglas Christie, que je conseillais là encore sur le plan historique, avait littéralement anéanti C. Browning, qui était apparu non comme un historien – son ignorance était stupéfiante – mais comme une sorte de procureur remarquablement naïf pour qui l’histoire de l’« Holocauste» des juifs ne peut s’écrire qu’en écoutant l’accusation. C. Browning n’avait jamais soupçonné que, lorsqu’un «nazi» ou un «criminel de guerre» comparaissaient en justice, il leur fallait composer avec l’accusation, entrer dans le jeu de l’adversaire tout-puissant et feindre d’admettre l’existence des pires horreurs, quitte à minimiser ou à nier leur participation personnelle à ces horreurs. Aujourd’hui, C. Browning joue les autorités en matière d’histoire de l’ « Holocauste» !

D’une certaine façon, C. Hitchens m’a personnellement mis à l’épreuve et confronté avec C. Browning. Je constate que mon étude sur le témoignage de R. Höss a bien surmonté l’épreuve. Je m’en réjouis mais non sans un regret: celui de n’avoir pas eu en face de moi un homme capable d’affirmer que ce sont les révisionnistes qui « utilisent tout le temps » le cas de Höss. Il me semble que je lui aurais demandé compte d’une telle affirmation qui me paraît constituer l’un des plus hardis mensonges de ces dernières années. Je lui aurais aussi demandé pourquoi, à son avis, R. Höss avait «toujours été un témoin très faible et confus» devant ses interrogateurs britanniques, devant ses interrogateurs américains, devant le tribunal de Nuremberg, devant ses interrogateurs polonais et devant le tribunal de Cracovie.

Mais oublions ces considérations et saluons ici l’une des plus importantes avancées de la science historique : le témoignage de R. Höss est enfin déclaré sans valeur; du même coup s’effondre la «preuve» la plus accablante dont on se soit jamais servi pour accuser l’Allemagne vaincue du plus horrible des crimes.

Pour reprendre l’expression de C. Hitchens, on en éprouve «une sensation de vertige, s’il en fut ».
3 mars 1994

Notes

[1] « [Cette déposition] semble avoir été un résumé de choses que [Höss] a dites ou qu’il a peut-être dites ou qu’il a peut-être pensé qu’il avait dites, un résumé que quelqu’un lui a fourré sous le nez et qu’il a signé, ce qui est fâcheux. », Queen vs. Zündel, p. 1230.
[2] « Höss, tout en étant présent, n’avait rien vu. », J.-C. Pressac, Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers, New York, The Beate Klarsfeld Foundation, p. 128.
[3] J.-C. Pressac, Les Crématoires d’Auschwitz. La Machinerie du meurtre de masse, Paris, CNRS éditions, 1993, p. 102-103.
[4] Encore tout récemment, un certain Richard Malher, de Vancouver (Canada), croyait trouver une parade décisive contre l'argumentation révisionniste en m’opposant le témoignage de R. Höss (« Even Holocaust criminals refute prof’s numbers », North Shore News, 19 décembre 1993, p. 8).
[5] R. Faurisson, «Comment les Britanniques ont obtenu les aveux de Rudolf Höss, commandant d'Auschwitz», reproduit dans le volume II des Ecrits révisionnistes (1974-1998) à la page 657.
[6] C. Hitchens, « Whose history is it ? », Vanity Fair, décembre 1993, p. 117.